1- Attention si le reishi a une odeur similaire au café ou son goût est légèrement brûlé

Le goût du reishi n’est en aucun cas similaire au café- Les saveurs légèrement grillées ou brûlées ne sont pas caractéristiques du produit non plus. 

Même s’il s’agit du meilleurreishi, issu de la meilleure souche de Ganoderma lucidum, si le reishi présente  ces saveurs ou odeurs c’est parce qu’il a été détérioré à un moment donné à cause d’un excès de température.

En effet, le reishi peut être détérioré si on lui applique de très hautes température pendant le procédé de disécation, trituration, moulure…. et par manque de connaissance ou contrôle du produit il peut également être totalement détruit.

Si, en plus de ces odeurs nous trouvons des tonalités grises ou noirâtres, le mal fait au produit est alors considérable. Les tons de noirs sont dûts à l’excès de température qui indiquent que le champignon a commencé à brûler.

Image: El reishi de gauche, mis en capsule en Espagne est très endommagé probablement durant le procédé de moulure: il a une odeur légèrement grillée et l’on observe des couleurs et saveurs similaire a un produit brûlé.

Un reishi de cette nature disposera de dizaines de molécules actives endommagées, il aura perdi pratiquement tout son pouvoir anti oxydant, les triterpènes eet les polyphénols seront également dégradés. Pour résumer, il ne s’agira pas d’un bon produit.

2 – Précautions à avoir si ton reishi a une odeur fraîche et/ou florale.

Si nous nous trouvons devant un produit avec une telle odeur, il conviendra de ne pas avoir confiance en ce dernier. L’arôme naturel du reishi n’est ni frais ni floral.

El reishi possède une odeur très caractéristique mais ne présente jamais de touches florales. Son odeur est terreuse, épicée ou même se rapprochant du bois.

Si votre produit sens très bon, vous aurez sûrement entre les mains des restes de l’extractioon d¡un reishi pur. Il s’agit d’une poudre du champignon reishi auquel nous aurions enlevé presque toutes les bonnes choses. Ce résidu qui serait souvent jetté par les entreprises. Néanmoins, certaines choisissent de l’embouteiller et de le vendre comme étant du reishi pur.

Oui il s’agit effectivement d’une pratique malhonnête mais qui explique en certaine mesure pourquoi aux USA seulement 26% des produits étiquetés comme étant du Ganoderma lucidum ne le sont pas réelement. .

Ainsi, les producteurs obtiennent un double bénéfice: d’une part ils vendent les substances actives à des prix élévés (qui partent normalement sur les marchés chinois ou japonais où les consommateurs sont prêts à payer un prix elévé allant jusqu’à 10€ par gramme) et d’autre part ils vendent en Europe les résidus de l’extraction à des prix tournant autour de 15-20€ les 100g. Double bénéfice!!!

Et pourquoi ce reishi a-t-il des senteurs florales? Ceci est dût au fait que les producteurs ajoutent intentionnellement des arômes à ces restes d’extraction pour simuler l’arôme naturel du champignon puisque celui-ci s’est perdu au cours du traitement de  ce dernier.

El reishi de gauche, mis en boîte et vendu en Espagne présente une odeur prononcée complexe similaires à des fleurs. Ce dernier n’est pas caractéristique du reishi naturel. Celui de droite est notre reishi. Remarquez également la différnece de couleurs. 

Pour que ce produit, un résidu d’extraction, présente une activité sur l’organisme et une saveur amère (l’amertume  est l’un des paramètres utilisés pour définir la qualité d’un reishi) il est possible qu’il ait eté alteré avec de la caféine.

Ainsi, le supposé reishi aura une puissante amertume et une bonne activité « energisante » sur l’organisme qui fera croire au consommateur que le produit fonctionne, Si un reishi te permet d’être plus actif comme le café et de rend quelque peu nerveux, quelque chose d’anormal est en train de se produire.

Cette altération en incluant de la caféine dans sa composition est également présente dans certains thés vendus sur le marché (1), qui éliminent ses principes actifs de par sa cuissons (ou décoction) et aux restes des feuilles qui ne disposent de pratiquement aucune vertues, en ajoutant de la caféine.

 

3- Saveur à bouillon de poulet

Lorsque nous nous trouvons face à un reishi qui a une forte odeur à bouillon de poulet il existe une grande possibilité qu’il soit falsifié, c’est à dire qu’il ne s’agira pas de reishi. Le reishi ne présente presque pas d’odeur à umami.

Si le reishi est falsifié, en plus de cette odeur il est très probable que le produit présente également des petits grains de différentes textures et couleurs comme nous pouvons l’observer sur l’image suivante.

Ce »reishi pur », disposant de certification bio, sent et à la goût du bouillon de poulet. Rien qu’en observant la texture, on peut y voir des particules qui sont suspectes. 

La falsification des reishi « bouillon de poulet » sont en fait des sons de céréales auxquels on incorpore des saveurs tels que le glutamate monosodique, l’inosinate disodique… Ces molécules donnent une odeur et saveur appelé umami.

Mais alors, pour quoi incorporer cette saveur au reishi? Si vous avez l’occasion de sentir un jour un champignon comestible séché, un bolet par exemple, vous verez que dans sa forme naturelle il présente cette odeur et saveur. Néanmoins, le reishi pur, lui, n’a presque pas cette odeur caractéristique. Elle est très légèrement présente mais ce n’est en aucun cas son arôme principal.

C’est pour cela que si nous ouvrons un produit étiqueté comme étant du reishi et qu’il présente une odeur prononcée similaire au bouillon de poulet, il est bien sûr comestible (il aura sûrement passé toute une série de tests sino il ne serait pas sur le marché) mais ne nous attendons pas à ce que ce soit du reishi.

Si l’odeur n’est pas détectée au premier abord mais qu’au moment de le consomer avec de l’eau nous notons cette saveur, il est probable que d’altération du produit soit seulement partielle, en méleangeant le reishi avec un autre produit totalement différent ou avec un autre champignon.

Si un ami ou enfant dispose d’un microscope, nous observerons dès le premier regard l’altération. Voici une photo de ce qui ne devrait pas être observé lorsque nous achetons un bon reishi pur:

Le « reishi » cité préalablement vu au microscope (augmenté 100 fois), colorié en rouge pour une meilleure appréciation. Ce reishi ressemble tout à fait à du son de céréale. 

Conseils  Si vous avez testé un reishi et, qu’en changeant de marque vous notez que le goût a changé énormément c’est parce que l’une des deux marques testées n’est pas du reishi. De même, si d’un coup le reishi acheté à une même marque change de saveur d’un flacon à l’autre, c’est sûrement parce que l’entreprise qui le commercialise a changé de fournisseur, souvent pour un fournisseur plus économique, au détriment du consommateur.

Nous voudrions éclaicir un point: de nombreuses fois, une entreprise, avec toute sa bonne volonté, achète le produit, le mets en flacon et vend le produit sans vérifier s’il est en train de distribuer ou non le produit qu’il pense avoir acheté. La plus grande partie des alterations est en effet réalisée par un producteur sans scrupule et non par l’entreprise qui achète le reishi pour le mettre en boîte.

Nous vous avons exposé ici des alterations faciles à détecter pour le consommateur, qui le sont en grande partie. Néanmoins, il arrive parfois que ni l’entreprise qui achtète le reishi pour le mettre en boîte et le vendre ne dispose de toutes les connaissances pour savoir s’il a acheté un reishi de qualité ou non. Nous terminerons avec cet exemple:

Ce reishi pur bio, vendu hors de l’Espagne est composé de 100% de champignon Placilomyces hepiali, un champignon « parasyte » issu d’un autre champignon médicinal appelé yarsagumba (Cordyceps sinensis). Il est fort probable que le producteur ait été en rupture de stock de reishi et qu’il a vendu à l’entreprise mettant en boîte du Cordyceps sinensis, sans se rendre compte qu’il etait en fait en train de vendre le parasyte de ce champignon, le Paecilomyces hepiali. Incroyable mais vrai!

1- Tejero, J. , Gayoso, S. , Caro, I. , Cordoba-Diaz, D. , Mateo, J. , Basterrechea, J. , Girbés, T. and Jiménez, P. (2014) Comparative Analysis of the Antioxidant and Free-Radical Scavenging Activities of Different Water-Soluble Extracts of Green, Black and Oolong Tea Samples. Food and Nutrition Sciences, 5, 2157-2166.